La Chapelle du Moustoir à Châteauneuf-du-Faou

La Chapelle est ouverte tous les jours en été de 10H à 17H et le dimanche toute l’année. Située à environ 3 km de Châteauneuf-du-Faou, pour la rejoindre, il suffit de prendre la direction de Carhaix, puis de Spézet, et tout de suite la 1ère route à droite (un panneau la signale).

Elle date de 1575-1628. A l’intérieur, où l’on peut découvrir de magnifiques fonts baptismaux, des statues polychromes ainsi que le sacraire, et à l’extérieur un calvaire qui, à lui seul, mérite le détour. L’édifice est un véritable bijou floral avec plus de 6000 fleurs ou arbustes qui agrémentent le placîntre.
La Famille de Rosily-Meros en possédait les prééminences. Le père de l’amiral fut baptisé à la chapelle du Moustoir en 1706 et deviendra commandant de la marine à Brest. Son fils, lui aussi dans la marine, participera à l’exploration du continent austral ainsi qu’à d’importants combats navals contre l’Angleterre et sera décoré par Louis XVI, puis nommé capitaine de vaisseau. Contre-amiral, il refusera le poste de ministre de la marine. Napoléon lui confiera des missions importantes. L’amiral de Rosily refusant une seconde fois la charge de ministre de la marine, se consacrera jusqu’en 1832 à l’organisation du corps des ingénieurs hydrographes de la marine.

LE BAPTISTÈRE
La possession de fonts baptismaux était le privilège des églises paroissiales et trèviales.
Comme l’indique les dédicaces gravées sur la main courante le baptistère fut commandé en 1689 par A. Le Gal fabrique à P. Com, maître menuisier cornouaillais, qui acheva l’ouvrage en 1692.
Les autres dédicaces « Furic : Recteur » et « R. Le Borgne : Curé » ont été gravées en l’honneur du baptême de Mathurin Olivier Estienne de Rosily le 28 août 1702, premier héritier et futur chef d’armes et de nom.
Le dais est soutenu par quatre colonnes torsadées complétées de quatre pendentifs formant ainsi un octogone.
L’octogone représente l’intermédiaire entre le cercle du monde céleste et le carré de la terre, de la création terrestre.
Ses huit côtés évoquent le huitième jour de la création qui succède au septième de la Genèse annonçant, comme le baptême, un nouveau commencement.
L’ensemble du baptistère repose sur une dalle de granit circulaire. La cuve reposait autrefois sur une colonne octogonale dont il ne reste que le socle.
La cuve octogonale est percée d’un bassin carré symbolisant le retour à la terre de l’eau purificatrice du baptême.
Pour symboliser après la cérémonie l’entrée du baptisé dans le monde de Dieu, le menuisier a décalé les octogones du couvercle et de la cuve créant ainsi une figure à seize côtés, se rapprochant du cercle céleste.